Théorème fondamental de l’analyse
Dans cette page, on suppose continue sur l’intervalle fermé considéré. La dérivée ordinaire de la partie I concerne les points intérieurs ; aux extrémités, on utilise des dérivées unilatérales. Dans la partie II, est continue sur et vérifie sur . Ces hypothèses suffisantes interdisent de traverser un pôle en soustrayant simplement les valeurs aux bornes. Pour les bornes variables, doivent être dérivables et rester dans un intervalle où est continue. L’intégrande dépend ici de , sans dépendance supplémentaire en .
Partie I
- Continuité : si est continue sur , alors la fonction définie par l’intégrale de entre et est aussi continue sur .
- Dérivation : la dérivée de par rapport à est la fonction initiale .
Variantes de la partie I
Ces variantes consistent à dériver une intégrale dont les bornes d’intégration varient :
- Borne supérieure fonction de :
- Borne inférieure fonction de :
- Deux bornes fonctions de :
Partie II
- Primitive : si est une primitive de , c’est-à-dire si , alors l’intégrale de entre et est la différence des valeurs de en ces points.
Pourquoi la dérivation retrouve l’intégrande
L’additivité donne
C’est la valeur moyenne de sur un intervalle qui se rétrécit. La continuité en impose la limite , donc . Toute autre primitive diffère de d’une constante, d’où . Cela prouve la partie II sous les hypothèses annoncées.
Par exemple, . Pour des bornes variables,
Ce deuxième calcul ne nécessite aucune primitive élémentaire. La continuité importe : si pour et pour , alors près de zéro. Cette fonction est continue mais non dérivable au saut.