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Bureau Omarchy : installation, développement et maintenance sûre

Omarchy est un système de bureau Linux dont les composants, l’apparence et les conventions d’utilisation sont déjà choisis. Il convient aux personnes qui souhaitent développer sur leur ordinateur, utiliser un terminal et apprendre à travailler au clavier. Son installation change l’environnement système de la machine ; ce n’est pas un simple thème graphique ajouté à un bureau existant.

Ce guide aide à décider si l’installation convient, puis propose un petit projet local avant d’expliquer les mises à jour, la personnalisation et la récupération. Si Omarchy est déjà installé, commencez par « Première session de bureau ». Avant de remplacer le système d’un ordinateur de travail, préparez les sauvegardes et choisissez le mode d’installation.

Les rôles d’Omarchy, d’Arch Linux et de Hyprland

Le manuel officiel actuel décrit un bureau intégrant Arch Linux, Hyprland et Quickshell :

ComposantResponsabilitéOù on le rencontre
Arch LinuxSystème d’exploitation de base, paquets et gestion des logicielsInstallation, mises à jour, consultation des paquets
HyprlandGestion des fenêtres et des écrans, en tant que compositeur WaylandDisposition des fenêtres, résolution, échelle et écrans multiples
QuickshellBarre supérieure, panneaux et autres éléments de l’interface actuelleRéglages du réseau, du son et de l’affichage
OmarchyChoix et intégration des réglages, installation, mises à jour et personnalisationMenu, Setup et mises à jour Omarchy

Wayland est un protocole par lequel les applications graphiques Linux communiquent avec le système d’affichage. Le compositeur organise les fenêtres et présente leur contenu à l’écran. Le terminal est une application dans laquelle on saisit des commandes ; le programme qui les interprète s’appelle un shell. Malgré son nom, Quickshell fournit ici l’interface du bureau, pas l’interpréteur de commandes du terminal.

Arch renouvelle continuellement ses paquets, au lieu de limiter les mises à niveau à quelques grandes versions de la distribution. Omarchy y ajoute son propre calendrier de versions et de mises à jour. Utiliser des paquets Arch ne rend donc pas tous les tutoriels Arch applicables tels quels.

Quel bureau choisir

Ce tableau donne des critères de choix, pas un classement de vitesse, de stabilité ou de sécurité.

ChoixCe que vous décidezCe que vous apprenez d’abordPourquoi le choisir
OmarchyAccepter ou non l’ensemble de composants et de conventions proposéMenus, raccourcis, outil de mise à jour officiel et configuration personnellePartir d’un bureau de développement intégré, orienté clavier
Ubuntu / FedoraParmi les bureaux et logiciels proposés par la distributionRéglages du bureau et méthode de maintenance de la distributionLes logiciels professionnels, le support de votre organisation ou la documentation du matériel ciblent ces systèmes
Arch assemblé soi-mêmeCombinaison du bureau, des composants, des services et des réglagesInstallation d’Arch, gestion des paquets et intégration des composantsContrôler chaque choix et accepter le travail d’intégration

Dressez la liste des fonctions indispensables : visioconférence, saisie avec composition de caractères, écrans externes, veille et logiciels spécialisés. Privilégiez un appareil de réserve ou un environnement de test récupérable avant de remplacer votre système de travail. Une apparence similaire ne garantit pas la compatibilité. Ce guide ne donne pas de minimum non vérifié de mémoire, de processeur ou d’espace disque, et ne promet pas la prise en charge de tous les portables.

Version de référence

Au 2026-09-12, l’API officielle de dernière version indiquait la version stable v4.0.3, publiée le 2026-09-08 à 19:50:46 UTC, sans statut de préversion. L’API redirige vers le dépôt actuel omacom/omarchy. Il s’agit d’un constat daté ; consultez à nouveau la page de publication avant l’installation.

Ce guide suit la v4 : configuration Lua, Quickshell et terminal Foot. Ne recopiez pas les anciennes instructions concernant hyprland.conf, Waybar ou les anciens répertoires fournis par le système. Le numéro d’Omarchy ne permet pas non plus de déduire les versions du noyau, de Hyprland ou du pilote graphique. Pour un système v3 existant, sauvegardez d’abord, puis consultez les instructions officielles de migration adaptées ; ne reconstituez pas une migration à partir des chemins de cette page.

Avant l’installation : choisir le disque qui peut être modifié

Préparer un environnement récupérable

Suivez les instructions officielles d’installation au moment d’installer. Préparez :

  • Un ordinateur capable de démarrer depuis la clé USB d’installation, une alimentation fiable et une connexion réseau utilisable.
  • Une clé USB dont le contenu peut être remplacé ; l’écriture de l’image ISO remplace les données présentes.
  • Un disque physique cible identifié par son modèle, sa capacité et son usage, plutôt que par « le premier disque ».
  • Des sauvegardes indépendantes du disque cible, ainsi que les supports et les éléments nécessaires pour restaurer l’ancien système.
  • Un clavier filaire ou équipé d’un récepteur 2,4 GHz. Le manuel précise qu’un clavier Bluetooth ne permet pas de répondre à la demande de déverrouillage du disque avant le démarrage.

Sauvegardez les fichiers personnels, les modifications de projets non enregistrées dans Git et les réglages à conserver. Restaurez un fichier témoin avant de poursuivre. Gardez les clés de chiffrement et les éléments de récupération privés ; ne les joignez jamais à des journaux d’assistance.

Disque entier ou espace libre

L’installateur actuel propose deux parcours distincts :

ModeQuand l’utiliserRisque à confirmer
Full diskVous consacrez volontairement le disque sélectionné à OmarchyLes données existantes du disque sélectionné seront effacées
Free space installVous utilisez de l’espace non alloué préparé selon la procédure officielle de double démarrageUne partition existante n’est pas de l’espace libre ; choisir le mauvais disque reste dangereux

Les deux parcours activent le chiffrement du disque par défaut. Celui-ci protège surtout les données stockées lorsque l’ordinateur est éteint ; il ne sauvegarde pas les fichiers et ne remplace pas les contrôles d’accès d’une session déverrouillée. Conservez ce réglage sauf si vous comprenez les conséquences de sa modification. Modes d’installation et chiffrement par défaut

Réglages du micrologiciel : Secure Boot et TPM

Secure Boot vérifie les logiciels de démarrage. Le TPM est un composant de sécurité matériel qui peut conserver des clés et participer aux contrôles de sécurité de l’appareil. Ces technologies ne sont pas réservées à Windows.

Le manuel d’installation actuel d’Omarchy demande de désactiver Secure Boot et/ou le TPM avant l’installation. C’est une exigence de ce parcours, pas une règle générale de Linux. Ces changements peuvent affecter le démarrage ou le déverrouillage d’un autre système. Consultez d’abord les consignes de récupération de ce système et du fabricant. N’effacez pas le TPM et n’expérimentez pas avec les options de sécurité du micrologiciel sans plan de récupération. Sur un appareil géré par une organisation, vérifiez que ces changements sont autorisés. Exigences officielles d’installation

De l’ISO au premier démarrage

Une ISO est une image du support d’installation. Les étapes suivantes écrivent sur des supports de stockage ; elles ne constituent pas un essai sans modification :

  1. Suivez le lien de téléchargement de la page officielle d’installation ou de la page de publication, sans utiliser une image reconditionnée de provenance inconnue.
  2. Utilisez les outils d’écriture indiqués par le manuel : balenaEtcher sur macOS / Windows, ou caligula sur Linux. Obtenez-les par les références officielles.
  3. Vérifiez à nouveau le modèle et la capacité de la clé USB dans l’outil. Confirmez qu’elle ne contient rien à conserver avant d’écrire l’image.
  4. Ouvrez le menu de démarrage selon les instructions du fabricant, puis démarrez depuis la clé. En cas d’échec, vérifiez le périphérique choisi et les exigences du manuel avant de modifier d’autres réglages de disque.
  5. Sélectionnez le disque déjà identifié et le mode prévu. Lisez attentivement la confirmation finale. Annulez si elle ne correspond pas à votre plan.
  6. Terminez les étapes de l’installateur et redémarrez dans le système installé lorsqu’il le demande. Conservez la clé comme éventuel support de récupération.

Écrire la clé d’installation et installer sur le disque de l’ordinateur sont deux choix de périphérique distincts. Choisir la bonne clé ne sélectionne pas automatiquement le bon disque système ensuite ; vérifiez la cible à chaque étape.

Le parcours distinct de double démarrage avec Windows

La procédure officielle pour Windows demande de désactiver BitLocker / le chiffrement de l’appareil et d’attendre la fin du déchiffrement. Réduisez ensuite le volume avec la Gestion des disques de Windows pour laisser de l’espace non alloué. Vérifiez l’état du chiffrement et les éléments de récupération depuis Windows ; voir la partition depuis Linux ne suffit pas.

Démarrez depuis la clé Omarchy, sélectionnez le disque physique, puis Free space install. Les 50 GB du manuel sont un exemple, pas une capacité minimale garantie. Prévoyez aussi la place pour vos applications, projets et futures données. La partie Omarchy conserve par défaut le chiffrement LUKS.

Le manuel actuel utilise le gestionnaire de démarrage Limine et documente limine-scan pour découvrir Windows Boot Manager. Cette commande modifie la configuration de démarrage ; ce n’est pas une vérification en lecture seule à lancer sans préparation. Utilisez-la uniquement dans le cadre de la procédure correspondante. Voir les deux systèmes dans un menu ne garantit pas la sûreté de toutes les dispositions de disques.

Première session de bureau

Cherchez d’abord à ouvrir le menu, trouver une application, utiliser un terminal, puis revenir au menu. Inutile de mémoriser une liste complète de raccourcis.

  1. Déverrouillez le disque avec le clavier préparé, puis entrez dans le bureau.
  2. Appuyez sur Super+Space pour ouvrir le menu Omarchy. Sur beaucoup de claviers PC, Super correspond à la touche portant le logo Windows ; le réglage effectif dépend de votre configuration.
  3. Vérifiez le réseau et le volume dans les panneaux de la barre supérieure. Examinez Setup > Input pour ne pas confondre une disposition de clavier incorrecte avec un raccourci défectueux.
  4. Trouvez et ouvrez Foot, le terminal par défaut, depuis l’interface d’accès aux applications. Orientez-vous avec le menu au lieu d’emprunter un raccourci à une autre configuration Hyprland.
  5. Ouvrez une application installée, effectuez une action simple, fermez sa fenêtre et rouvrez le menu.
  6. Consultez Setup > Keybindings pour connaître les raccourcis de cette machine. Apprenez ceux qui vous servent au fur et à mesure.

Ces entrées sont documentées dans Updates et Dotfiles ; les panneaux réseau et audio le sont dans The top bar. Le manuel actuel indique aussi Super+Ctrl+D pour le panneau d’affichage et Super+Shift+Space pour afficher ou masquer la barre. Si celle-ci disparaît, vérifiez ce raccourci avant de réinitialiser sa configuration.

Se repérer dans le terminal

Ces commandes lisent l’état local, n’installent rien et ne nécessitent pas sudo :

cat /etc/os-release
uname -r
printf '%s\n' "$XDG_SESSION_TYPE"
pacman -Q omarchy
pacman -Qs foot

Les deux premières affichent les informations du système d’exploitation et la version du noyau en cours d’exécution. La variable de session indique normalement wayland dans une session Wayland, sans prouver que chaque application utilise un rendu Wayland natif.

pacman -Q omarchy interroge le paquet local de ce nom. S’il est introuvable, vérifiez le conditionnement réel et la version du système ; ce résultat seul ne signifie pas qu’Omarchy est absent. pacman -Qs foot recherche dans les noms et descriptions des paquets installés, sans actualiser les bases des dépôts. Votre résultat n’a pas à reproduire exactement la capture d’écran d’une autre machine.

Pratique : écrire et tester un petit programme local

Cet exercice relie terminal, fichiers et tests, sans installation de logiciel, accès réseau ni modification de configuration système. Il utilise sh et des outils de fichiers courants, sans dépendre d’un environnement de langage particulier préinstallé. Tous les fichiers restent dans un nouveau répertoire personnel.

1. Vérifier les outils et créer le répertoire

Vérifiez chaque commande dans Foot :

command -v sh
command -v mktemp
command -v cat

Chaque ligne doit afficher un chemin de commande. Une sortie vide ou un code de retour non nul signifie que le shell actuel n’a pas trouvé cette commande. Si un outil manque, arrêtez-vous et examinez l’environnement local, sans coller un script d’installation trouvé sur un site inconnu.

Créez un répertoire neuf avec un suffixe aléatoire pour éviter les projets existants. Continuez dans le même terminal :

project_dir=$(mktemp -d "$HOME/omarchy-practice.XXXXXX")

En cas de réussite, la commande n’affiche normalement rien. Entrez dans le répertoire :

cd -- "$project_dir"
pwd

pwd doit afficher, dans votre répertoire personnel, un dossier nommé omarchy-practice. suivi d’un suffixe aléatoire. Si la création ou cd échoue, arrêtez-vous plutôt que de poursuivre dans un emplacement inconnu. La variable ne subsiste que dans le shell actuel ; conservez le chemin affiché par pwd pour rouvrir le projet plus tard.

2. Écrire le programme

cat > greet.sh <<'EOF'
#!/bin/sh
name=${1:-Omarchy}
printf 'Hello, %s!\n' "$name"
EOF

sh greet.sh
sh greet.sh 'Linux learner'

Résultat attendu, dans cet ordre :

Hello, Omarchy!
Hello, Linux learner!

greet.sh est le fichier du programme. ${1:-Omarchy} utilise le premier argument s’il est fourni et non vide, sinon le nom par défaut. Les guillemets font passer le nom contenant un espace comme un seul argument. L’exécution avec sh greet.sh ne demande pas de modifier les droits d’exécution du fichier.

Le délimiteur entre guillemets après cat conserve le texte du programme tel quel, au lieu de développer ses variables pendant l’écriture. L’opérateur > remplace un fichier du même nom : c’est pourquoi l’exercice doit rester dans le nouveau répertoire.

3. Tester les deux comportements

Un test compare le résultat à une attente précise, plutôt que de vérifier seulement l’absence de message d’erreur.

cat > test-greet.sh <<'EOF'
#!/bin/sh
set -eu
test "$(sh ./greet.sh)" = 'Hello, Omarchy!'
test "$(sh ./greet.sh 'Linux learner')" = 'Hello, Linux learner!'
printf '%s\n' 'PASS: default and named greetings'
EOF

sh test-greet.sh

Résultat attendu :

PASS: default and named greetings

test compare la sortie réelle au texte attendu. Ici, set -e arrête le script si un test échoue, tandis que set -u aide à détecter les variables non définies. Le script n’affiche PASS qu’après la réussite des deux vérifications.

Si un fichier est introuvable, utilisez pwd et ls pour confirmer que les deux fichiers sont dans le même répertoire. Si la sortie diffère, exécutez séparément sh greet.sh et vérifiez ponctuation et espaces. Ne supprimez pas simplement une vérification pour obtenir un succès.

Vous pouvez maintenant ouvrir greet.sh dans un éditeur, modifier le message et relancer les tests pour observer l’effet. Conservez ces deux petits fichiers ; aucune commande de nettoyage n’est nécessaire. Pour commencer à enregistrer l’historique du projet, poursuivez avec Git et GitHub. Pour l’édition, consultez Vim.

Passer à un véritable projet de développement

Vérifiez les outils disponibles sans supposer que toutes les piles de développement sont préinstallées :

command -v git
command -v python
command -v uv
command -v node
command -v docker

Une commande introuvable ne signifie pas que l’installation d’Omarchy a échoué. Choisissez le langage nécessaire au projet, puis préparez-le selon sa documentation officielle. Il n’est pas nécessaire d’installer tous les compilateurs, bases de données et services à la fois.

Pour Python, suivez le guide des environnements uv afin de conserver les dépendances dans l’environnement du projet. N’utilisez pas sudo pip et n’installez pas les dépendances applicatives dans le Python système. Trouver docker prouve seulement que la commande cliente existe, pas que le service fonctionne ou que votre compte y a accès. Évitez les changements arbitraires de permissions système pour faire fonctionner un exemple.

Pour conserver un travail de terminal dans la durée, consultez tmux. Pour l’hébergement distant, utilisez les bases du VPS personnel : Omarchy est ici le bureau local, tandis que le VPS est un autre système. Ne mélangez pas leurs commandes de mise à jour ou de pare-feu. Mots de passe, jetons d’accès et clés privées n’ont leur place ni dans les exemples, ni dans les configurations partagées, ni dans l’historique du shell.

Mettre à jour le système et gérer les paquets

Utiliser la mise à jour Omarchy

Une mise à jour complète coordonne les versions du système et de ses dépendances. Omarchy doit aussi appliquer ses migrations et traiter ses configurations. Le manuel officiel des mises à jour présente Update > Omarchy et la commande suivante comme le même parcours pris en charge :

omarchy update

Cette commande modifie le système installé. Enregistrez votre travail, vérifiez qu’une sauvegarde indépendante est utilisable et prévoyez du temps pour les erreurs et un éventuel redémarrage. Ne lancez pas d’autre transaction de paquets en parallèle. Le parcours traite la version Omarchy, les migrations, les mises à jour système / AUR et un instantané. Suivez les indications affichées, puis vérifiez vos applications habituelles.

Omarchy est aujourd’hui installé sous forme de paquets pacman ordinaires, et non comme de simples fichiers de configuration copiés sur un bureau géré séparément. Le manuel indique que stable est le canal par défaut, suit les publications officielles et utilise un miroir Omarchy décalé d’un mois par rapport à Arch en amont. C’est la politique actuelle, pas une promesse permanente ni un délai garanti de réponse aux problèmes de sécurité.

Les opérations directes pacman -Syu ou yay -Syu contournent le parcours Omarchy d’instantané, de migration et de configuration ; le manuel actuel les décrit comme des voies protégées. Ne contournez pas ces protections et ne remplacez pas l’outil officiel parce qu’un autre tutoriel Arch emploie ces commandes. Le micrologiciel dispose d’un parcours distinct, Update > Firmware, utilisant fwupd et pouvant nécessiter un redémarrage. Tous les appareils n’y proposent pas nécessairement de mises à jour.

Pourquoi ne pas actualiser seulement la liste des paquets

pacman est le gestionnaire de paquets sous-jacent d’Arch. Les bases des dépôts décrivent les paquets et versions disponibles ; les paquets installés sont les fichiers réellement utilisés sur votre machine. Actualiser seulement les bases puis installer certains paquets peut introduire des logiciels exigeant des bibliothèques plus récentes que celles du système.

Arch ne prend explicitement pas en charge les mises à niveau partielles. N’exécutez ni pacman -Sy ni pacman -Sy package. Si une transaction échoue après synchronisation, résolvez le problème et terminez la mise à jour complète avant d’autres opérations sur les paquets. Les conseils généraux d’Arch expliquent le risque, sans remplacer le parcours de mise à jour Omarchy.

Paquets officiels et AUR

L’AUR, ou Arch User Repository, contient des instructions de construction maintenues par la communauté. Ce n’est pas une source de confiance équivalente aux dépôts officiels. L’installation peut exécuter ces instructions ; un assistant AUR ou la popularité d’un paquet ne remplace pas leur examen. Lisez les fichiers de construction et leurs sources, et différez l’installation si vous ne pouvez pas les évaluer. Une modification des interfaces binaires des bibliothèques système peut aussi nécessiter de reconstruire certains paquets AUR. Conseils de maintenance Arch

Pour examiner les paquets locaux :

pacman -Qs foot
pacman -Qm

La première commande recherche dans les informations des paquets installés. La seconde liste les paquets étrangers absents des dépôts synchronisés actuels. Ils peuvent provenir de l’AUR ou d’autres sources : ce n’est donc pas strictement une « liste AUR ». Aucune des deux commandes n’installe de logiciel ni n’actualise les bases.

L’exemple Joplin ci-dessous reprend la commande d’ajout de paquet Omarchy donnée par le manuel. Il est facultatif, pas nécessaire pour découvrir le bureau. Examinez les instructions de construction communautaires lorsqu’elles interviennent, sans leur substituer une commande générique non vérifiée.

Personnaliser : savoir quels fichiers vous appartiennent

Le manuel actuel des configurations place les réglages utilisateur sous ~/.config et les fichiers fournis par le système sous /usr/share/omarchy. Ne modifiez pas directement ces derniers : une mise à jour peut les remplacer et ces modifications compliquent le diagnostic.

UsageConfiguration utilisateur actuelle de la v4
Point d’entrée et réglages Hyprland~/.config/hypr/hyprland.lua
Raccourcis, écrans, saisie~/.config/hypr/bindings.lua, monitors.lua, input.lua
Apparence et démarrage automatique~/.config/hypr/looknfeel.lua, autostart.lua
Barre Quickshell, verrouillage, inactivité~/.config/omarchy/shell.json
Terminal Foot~/.config/foot/foot.ini
Alias et fonctions personnels du shell~/.bashrc

Les noms abrégés du tableau se trouvent eux aussi dans ~/.config/hypr/. Le manuel indique que les alias et fonctions personnels de .bashrc ne sont pas écrasés ; conservez malgré tout les modifications importantes dans vos sauvegardes.

Préférez Setup > Monitors / Keybindings / Input / Config pour ouvrir le bon éditeur. Ces entrées gèrent le redémarrage nécessaire après modification. L’éditeur par défaut est Neovim : le mode normal sert aux opérations sur le texte ; i active le mode insertion. Après l’édition, appuyez sur Esc, saisissez :wq, puis Entrée pour enregistrer et quitter. :q! abandonne les modifications non enregistrées. Le guide Vim détaille l’édition.

Exemple réversible : associer une touche à Joplin

Ne faites cet exercice que si vous souhaitez réellement utiliser Joplin. La page officielle de configuration fournit cette commande de paquet et cet exemple Lua. Confirmez d’abord que vous utilisez la v4 et que ~/.config/hypr/bindings.lua existe. S’il manque, arrêtez-vous au lieu d’inventer une configuration pour la nouvelle version.

  1. Préparez un système entièrement à jour, examinez les instructions de construction du paquet concerné, puis installez l’application. Cette étape modifie le système :

    omarchy-pkg-add joplin-bin
  2. Ouvrez d’abord Joplin depuis l’interface des applications. S’il ne fonctionne pas directement, résolvez ce problème avant de modifier un raccourci.

  3. Faites une copie locale du fichier de raccourcis existant :

    cp -i -- ~/.config/hypr/bindings.lua ~/.config/hypr/bindings.lua.before-edit

    Si la destination existe, -i demande confirmation avant de l’écraser. Ne remplacez pas votre seule copie connue comme fonctionnelle ; annulez et choisissez un autre nom si elle doit être conservée. Cette copie reste sur le même disque et ne constitue pas une sauvegarde contre la perte de celui-ci.

  4. Ouvrez Setup > Keybindings et examinez l’action associée à Super+Shift+O. N’ajoutez l’exemple du manuel que si vous acceptez de remplacer cette action :

    hl.unbind("SUPER + SHIFT + O")
    o.bind("SUPER + SHIFT + O", "Joplin", "joplin-desktop")
  5. Enregistrez et quittez, laissez le parcours du menu gérer le rechargement, puis essayez la combinaison. Joplin doit s’ouvrir. S’il fonctionne directement mais pas par le raccourci, vérifiez l’orthographe, les associations en double et les erreurs de rechargement.

Pour annuler la modification, confirmez que la copie contient bien l’état ancien souhaité, puis exécutez :

cp -i -- ~/.config/hypr/bindings.lua.before-edit ~/.config/hypr/bindings.lua

Cette commande remplace le fichier actuel et annule aussi les autres changements intervenus depuis la copie. Enregistrez ensuite et quittez par la même entrée Setup pour effectuer le rechargement correspondant. Restaurer le raccourci ne désinstalle pas Joplin.

Particularités de la barre et du terminal

Un shell.json personnalisé remplace les valeurs par défaut au lieu de fusionner récursivement avec elles. Les nouveaux widgets ajoutés aux réglages par défaut n’apparaissent donc pas automatiquement dans votre barre personnalisée. Après une mise à jour, comparez les configurations avant de conclure à un échec si un widget manque. Règles de configuration de la barre

omarchy bar defaults rétablit la configuration par défaut de la barre et supprime la personnalisation correspondante ; ce n’est pas un diagnostic sans conséquence. Enregistrez ce qui doit être conservé avant de l’utiliser. Après un changement de police dans Foot, ouvrez une nouvelle fenêtre pour vérifier le résultat : les fenêtres existantes ne rechargent pas ces changements. Conseils de configuration de l’affichage

Diagnostiquer l’affichage, la saisie et le matériel

HiDPI et plusieurs écrans

HiDPI désigne une forte densité de pixels. La mise à l’échelle garde les textes et les commandes à une taille utilisable. Commencez par le panneau d’affichage plutôt que de recopier les noms de sorties d’une autre machine. Examinez les sorties réelles :

hyprctl monitors

Le manuel des écrans documente le panneau d’affichage, l’interface de terminal Hyprmon et Setup > Monitors, qui modifie monitors.lua avec des règles hl.monitor. Notez les noms de sorties, les modes disponibles et l’échelle actuelle. Modifiez un écran à la fois, puis confirmez qu’il reste utilisable avant de passer au suivant. Prenez la syntaxe Lua dans le manuel actuel : renommer un ancien fichier Hyprland ne convertit pas sa syntaxe.

Un écran externe détecté mais sans image utilisable est un problème différent d’une sortie totalement absente. Dans le premier cas, vérifiez l’activation, le mode et la disposition ; dans le second, examinez les connexions, la station d’accueil et les informations du pilote. Avec des densités différentes, ouvrez de nouvelles fenêtres pour vérifier la taille du texte et le comportement lors du passage entre écrans. Aucune valeur d’échelle ne convient universellement.

La mise à l’échelle des écrans et GDK_SCALE sont deux réglages distincts. Le second est un facteur entier utilisé par certaines applications GTK. N’empilez pas des variables globales pour corriger une application avant de savoir si le problème concerne tout le bureau ou seulement celle-ci.

Partage d’écran, méthodes de saisie et NVIDIA

Ces fonctions dépendent des applications, des pilotes et des versions de composants fournies par Omarchy. Précisez le symptôme et consultez les instructions adaptées avant de remplacer plusieurs composants.

SituationPar où commencerCe qu’il ne faut pas supposer
Partage d’écran WaylandDistinguer l’absence du sélecteur de source, une image partagée noire et l’absence de son ; comparer la même action dans une autre application compatibleUn paquet de portail ou un ensemble de variables corrige tous les navigateurs
Saisie avec composition, notamment le chinoisDistinguer la disposition du clavier d’une méthode qui compose les caractères ; préciser la langue et comparer terminal et navigateurLa v4 fournit une configuration Fcitx / IBus particulière, ou changer de disposition installe une méthode de saisie
NVIDIAIdentifier le GPU et le pilote exacts ; distinguer échec au démarrage, écran externe, veille et problème propre à une applicationLe nom NVIDIA suffit à choisir une génération de pilote ou des variables d’environnement

Les applications Wayland demandent souvent le partage d’écran par des services de portail du bureau, qui permettent de demander à l’utilisateur quel écran ou quelle fenêtre partager. Un sélecteur absent et une image noire après sélection appellent des investigations différentes, pas un remplacement immédiat de paquets. Pour poursuivre : partage d’écran Hyprland, NVIDIA avec Hyprland et Fcitx5 sur Arch. Ce sont des points de départ en amont, pas des recettes vérifiées sur tous les appareils Omarchy v4. Vérifiez les versions locales et l’intégration Omarchy avant d’adopter leurs étapes précises.

Recueillir des informations utiles et limitées

Ces vérifications locales ordinaires sont en lecture seule et ne demandent pas sudo :

cat /etc/os-release
uname -r
printf '%s\n' "$XDG_SESSION_TYPE"
hyprctl monitors
systemctl --user --failed
journalctl --user -b -p warning --no-pager -n 80

Les deux dernières montrent les services utilisateur en échec et au plus 80 entrées du journal utilisateur, de niveau avertissement ou plus grave, pour le démarrage actuel. L’absence de service en échec ne prouve pas qu’une application fonctionne, et chaque avertissement ne demande pas nécessairement une correction. Utilisez hyprctl dans une session Hyprland fonctionnelle ; un échec de connexion depuis un terminal de récupération ne suffit pas à établir une panne du GPU.

Pour demander de l’aide, indiquez l’action, le résultat attendu, le symptôme réel, le dernier changement et un court extrait pertinent du journal. Les journaux peuvent contenir des noms d’utilisateur, chemins de fichiers, identifiants réseau et détails d’applications. Examinez-les localement et masquez les informations privées avant partage. Ne téléversez pas tout un répertoire de configuration, des identifiants ou des journaux sans rapport.

Récupération : adapter la solution à la panne

Une petite modification, une mauvaise mise à jour et un disque défaillant demandent des protections différentes :

ProtectionCe qu’elle aide à résoudreCe qu’elle ne remplace pas
Copie de configurationAnnuler une modification préciseRetour arrière du système et sauvegarde indépendante
Instantané systèmeRetrouver l’état précédant une mise à jour si le stockage et le démarrage nécessaires restent disponiblesRécupération après panne, perte ou vol du disque
Sauvegarde indépendanteRetrouver des données importantes sur un support distinct ou dans un emplacement indépendantEssai réel de la procédure de restauration

L’outil de mise à jour Omarchy crée un instantané, et le manuel recommande d’essayer un instantané antérieur après une mauvaise mise à jour. Les instructions officielles de mise à jour et de récupération ne garantissent pas pour autant l’inclusion de tous les fichiers personnels ni un nombre fixe d’instantanés conservés. Ceux qui résident sur le même disque restent exposés à sa panne.

Commencez par la correction la plus ciblée :

  1. Notez le symptôme et le dernier changement. Cessez d’ajouter des commandes de réparation sans rapport.
  2. Si vous venez de modifier un fichier de configuration et disposez encore d’une session utilisable, restaurez ce fichier et rechargez-le par le parcours correspondant.
  3. Si l’incident suit immédiatement une mise à jour, suivez le manuel pour sélectionner un instantané antérieur au démarrage. Vérifiez les fonctions affectées après son lancement avant de décider de la suite.
  4. Si le démarrage normal est indisponible, utilisez le support de récupération conservé et les instructions officielles adaptées. N’improvisez pas de changements de partitions, de réécriture du gestionnaire de démarrage ou de modifications récursives de permissions système.
  5. N’envisagez une réinitialisation ou une réinstallation qu’après avoir conservé vos réglages personnels et compris ce qui sera réinitialisé.

omarchy reinstall est une réinitialisation : elle peut écraser la configuration utilisateur, revenir à stable et rétrograder des paquets trop récents. Considérez aussi Update > Config et omarchy reinstall configs comme des opérations modifiant la configuration, pas comme une première réponse à un petit problème. Avant une installation, une mise à jour majeure ou une réinitialisation, conservez le travail important hors du disque cible et confirmez qu’au moins un fichier témoin peut être restauré.

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