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Person of Interest

· 2 minutes de lecture

Je viens de regarder Person of Interest d’une traite. L’expérience a été haletante du début à la fin : la qualité du récit m’a impressionné épisode après épisode, et la disparition de certains personnages m’a réellement touché. La série semble affirmer que le bien finit par l’emporter, tandis que la fragilité de la vie donne à cette conviction un poids particulier.

Au départ, je pensais regarder une série de justiciers dans l’esprit de Batman : un combattant redoutable, un génie de l’informatique comme partenaire et une nouvelle affaire chaque semaine. Mais elle offre bien davantage. L’espionnage, les touches d’humour et les luttes de pouvoir entre plusieurs factions maintiennent constamment les enjeux à un niveau élevé.

Les dernières saisons se tournent ensuite vers l’éthique de l’intelligence artificielle générale et la question de savoir si l’humanité devrait céder le contrôle à une IA. Une idée de la série m’a particulièrement convaincu : « Elle ne pourra jamais avoir une morale humaine, puisqu’elle n’est pas humaine. » Nous sommes imparfaits et inefficaces, mais nous ne sommes pas des machines. Aucune quantité de données d’entraînement ne garantit à elle seule une véritable empathie ou un jugement moral.

Un monde contrôlé par une AGI serait-il réellement meilleur ? Et jusqu’où pourrait aller une guerre entre deux IA ? Cette série vieille d’une décennie a traité ces questions avec une étonnante clairvoyance au fil de ses 103 épisodes. De mon point de vue, un véritable conflit entre AGI pourrait faire paraître sa représentation bien sage. Aller beaucoup plus loin aurait toutefois semblé invraisemblable au public de l’époque.

Dans le paysage actuel, les grandes entreprises technologiques absorbent des quantités immenses de calcul et d’énergie pour l’IA. Imaginer ce que pourrait devenir une AGI capable de s’améliorer récursivement donne rapidement le vertige.